Résumé

Essai historique sur les provinces basques… (1836)

NAVARRE.
Rien de plus simple que l'histoire de ce pays.
Sans cesse en rébellion contre les Romains, à peine soumis par les Goths, les Navarrais, par l'effet de leur indépendance naturelle, abandonnèrent la plaine pour se réfugier dans leurs hautes vallées, où les trouva établis la conquête musulmane. Le fléau passa sur leur tête sans les atteindre; mais les plaines furent occupées, et les environs de Sarragosse, de Tudela et de
Huesca subirent l'autorité du vainqueur, autorité qui s'étendit sur tout le pays qui est entre l'Ebre et les Hautes-Pyrénées, jusqu'à l'Ega.
Source : Gallica

Essai historique sur les provinces basques… (1836)

C'est ici le lieu de remarquer que la tendance fédéraliste de l'Espagne est bien plus le résultat de la faiblesse du gouvernement ou des circonstances, que de l'esprit public. En effet, il n'y a point de système, de mode général d'administration en Espagne, l'autorité y est localisée et s'organise à-peu-près comme elle l'entend, moins
par goût que par nécessité, car, au contraire, partout on ne demande qu'une direction générale pour être débarrassé de ce libre arbitre administratif et gouvernemental, qui ne profit rien et ne peut rien produire faute d'ensemble.
Source : Gallica

Essai historique sur les provinces basques… (1836)

La Navarre porte dans son organisation le caractère des institutions féodales, ou le clergé a une large part ; la Biscaye est une république démocratique pure, où le peuple entier participe directement au gouvernement ; la Guipuzcoa est une aristocratie où le pouvoir est concentré dans quelques familles; enfin, l'Alava est pour ainsi dire une monarchie élective, où tous les pouvoirs sont réunis dans l'unique représentant du souverain, c'est-a-dire de la junte qui le nomme.
Source : Gallica

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