Rodil

Définition et enjeux

Alexis Sabatier Tio Tomas : souvenirs d'un soldat de Charles V (1836)

Impuissant contre le génie de Zumalacarregui, Rodil se vengeait de ses pertes et de ses humiliations par le pillage et l'incendie des couvents, des fermes des volontaires, des maisons où était entré le Roi, des églises, et par l'assassinat des pères des soldats de Charles V, etc.
Il sera impérissable dans les provinces bascongades , le souvenir hideux du féroce, du sacrilége et de l'incendiaire Rodil. Tous les lieux qu'il a parcourus conserveront à jamais les traces sanglantes de sa présence.
Source : Gallica

Louis Xavier Auguet de Saint Sylvain Los Valles Un chapitre de l'histoire de Charles V (1835)

Rodil le suivit de près. Le roi, vivement harcelé par ce général, fut forcé d'abandonner cette ville, qui n'offrait plus de sûreté à sa famille, il se rendit à Zamusca.
C'est pendant cette retraite que Rodil s'empara de la plus grande partie des équipages de la famille royale et de ceux de sa suite ; ils étaient accompagnés par quatorze domestiques sans armes qui furent tous fusillés.
Ainsi, cette expédition , qui pensa coûter la vie
au roi, n'eut pour résultat que la perte de tout ce que possédait alors la famille royale, qui fut réduite au dénuement le plus complet
Source : Gallica

Benito Péralta Détails sur les faits les plus mémorables de la dernière guerre civile d'Espagne… (1842)

Ainsi prévenu, Rodil manda en toute hâte un régiment de cavalerie, commandé par le baron de Carandolé, qui arriva à Caslello-Blanco, entre une heure et deux du matin, de manière que S. M. se trouvant entravée dans sa marche, serait infailliblement tombée au pouvoir de ses ennemis, si Dieu, qui dirigeait ce prince, ne l'eût fait changer de direction, à deux lieues de la Guardia, lui faisant prendre la route du Rocio-de-Abrantes, sur les bords du Tage.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature