Armée espagnole

Définition et enjeux

Portrait de Alfred Fouillée Alfred Fouillée Revue des Deux Mondes

Le peuple espagnol a toujours l’âme guerrière et vaillante : c’est un des traits les plus permanens de son caractère. S’il en faut croire ceux qui l’ont étudiée, l’armée espagnole, malgré ses revers, est douée de vertus militaires qui ne s’acquièrent point du jour au lendemain. Moins brillante que certaines autres, elle a peut-être plus de fond ; elle possède, en tout cas, le vrai soldat, celui qu’on a défini l’homme sobre, robuste, endurant, brave, enthousiaste et pourtant tenace, rempli d’orgueil patriotique et exalté par le sentiment de sa supériorité, sentiment si utile à la guerre.
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Charles Martin État militaire de la Péninsule… (1857)

Grâce aux efforts des généraux Narvaez, Serrano, Concha, D'Ahumada, Zarco del Valle, Mazareddo, et de quelques autres encore, dont les éminents services ont mis le nom à l'abri d'un oubli que notre qualité d'étranger fera pardonner, — cette armée espagnole naguère si abaissée, si inférieure aux obligations du devoir le plus étroit dans son propre pays, cette armée s'emparait d'un rôle en quelque sorte européen au milieu de l'ébranlement général de 1848.
Source : Gallica

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