Ernest Capendu

Résumé

Ernest Capendu,  Les Colonnes d'Hercule (1860)

“ Cet homme était porteur d'un uniforme de capitaine et paraissait admirablement connaître les êtres de la maison dans laquelle il entrait. D'un regard rapide il en explora tous les coins et recoins, puis il fit un geste d'impatience, comme quelqu'un qui ne rencontre pas ce qu'il cherche, et s'avança vers Isaac.
« Bonsoir, capitaine, dit le juif sans se déranger.
— Bonsoir, vieux fils de Judas ! répondit le nouveau venu.
— Qu'y a-t-il pour votre service ?
— Il y a que, comme toujours, j'ai besoin d'argent. »
Le juif secoua la tête.
» Oh! oh! fit-il, la chose est plus difficile que jamais.
”
Source : Gallica

Ernest Capendu,  Les Colonnes d'Hercule (1860)

“ Mistress Bags regardait fixement avec un sourire heureux, quoique parfaitement stupide, le jambon qui rôtissait ou plutôt qui grillait à la broche, car il était entièrement carbonisé d'un côté, tandis que l'autre offrait les tons rougeâtres de la viande crue.
Le tournebroche immobile et le feu des plus ardents expliquaient suffisamment ce phénomène de cuisson. Carlota se lamentait : la cuisinière continuait à se renfermer dans une dignité qu'aucun cri ne parvenait à ébranler.
«Juste ciel! s'écria le major; un si beau jambon !... le seul qu'il y ait dans tout Gibraltar ! »
”
Source : Gallica

Ernest Capendu,  Les Colonnes d'Hercule (1860)

“ C'était Owen, qui demeurait dans la même maison que Van Dessel, et qui rentrait chez lui après la cruelle déception de la foule.
« A mon secours, senor! fit Esther en se précipitant vers le lieutenant.
— Diable! diable! dit Van Dessel en grimaçant un sourire. Mais, mon enfant, je ne vous ai rien fait!... Venez donc! ne craignez rien !... Petite niaise! Elle crie avant qu'on l'écorche. Allons, venez, que nous terminions nos comptes... Entrez ! entrez donc, mon enfant!»
Et Van Dessel s'avança pour prendre Esther par le bras; mais Owen, les yeux pleins d'éclairs, le repoussa rudement.
”
Source : Gallica

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