Résumé

Camille de Renesse Deux mois en yacht : voyage aux côtes de l'Espagne… (1899)

On n'entend que la grande voix de l'océan qui gronde, l'immensité vide autour de soi, au dessus le ciel menaçant et s'assombrissant de plus en plus.
Vers neuf heures l'écume des vagues commence à balayer régulièrement le pont et l'on ferme les écoutilles. Le navire est penché sous le vent de telle sorte qu'il n'y a plus moyen de se tenir debout et qu'il faut, même assis, se cramponner aux cordages.
Les vergues s'enfoncent dans l'écume et les lames qui déferlent se brisent avec fracas.
Source : Gallica

Camille de Renesse Deux mois en yacht : voyage aux côtes de l'Espagne… (1899)

Madrid n'a ni le climat, ni le sol fertile de l'Andalousie, ni le 'Guadalquivir, ni ses beaux horizons, ni ses hivers si doux, ni le voisinage de Cadix la belle, de Puerto Santa-Maria, de Xérès la Fontera, de Cordoue, ni les brises de l'Océan, ni les brises de la Méditerranée, ni ces parfums de l'Arabie qui en imprègnent encore le sol. Madrid n'a rien d'espagnol, c'est une ville à l'aspect entièrement moderne.
Source : Gallica

Camille de Renesse Deux mois en yacht : voyage aux côtes de l'Espagne… (1899)

La journée est assez belle, beaucoup de nuages au ciel, mais de belles échappées de soleil et mer très supportable, bien qu'encore agitée. A midi et demi, nous nous trouvons en face du Cap Rocca, à trois heures, nous passons à dix ou douze milles en mer, devant l'embouchure du Tage, à cinq heures, nous sommes devant l'immense château de Mafra, dont la silhouette éclairée d'un rayon de soleil se découvre au loin, au milieu d'une sorte de brouillard qui commence à tout envelopper et qui bientôt se transforme en pluie fine et nous cache la côte.
Source : Gallica

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