Camille de Renesse, Deux mois en yacht : voyage aux côtes de l'Espagne… (1899)
“ On n'entend que la grande voix de l'océan qui gronde, l'immensité vide autour de soi, au dessus le ciel menaçant et s'assombrissant de plus en plus. Vers neuf heures l'écume des vagues commence à balayer régulièrement le pont et l'on ferme les écoutilles. Le navire est penché sous le vent de telle sorte qu'il n'y a plus moyen de se tenir debout et qu'il faut, même assis, se cramponner aux cordages. Les vergues s'enfoncent dans l'écume et les lames qui déferlent se brisent avec fracas. ”
