Résumé

Portrait de Adolphe Desbarrolles Adolphe Desbarrolles Deux artistes en Espagne, illustrés par Eugène Giraud (1865)

Les castagnettes, les guitares, les sérénades nous rappelaient l'amoureuse Andalousie, fille du soleil et du plaisir. Giraud, ravi, enivré, papillonnait et complimentait en langue sabir les majas émerveillées. Tout était joie et bonheur.
La ville d'Algésiras est d'une haute antiquité ; mais les savants de nos jours ne sont pas d'accord sur le nom qu'elle a dû porter dans l'origine.
Tarek-ben-Ayad, le même qui donna son nom au rocher de Calpé, appelé d'abord par les Arabes Alfeth, pointe de l'entrée, débarqua sur la plage à la tête de douze cents Berbères de la garnison de Tanger.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Desbarrolles Adolphe Desbarrolles Deux artistes en Espagne, illustrés par Eugène Giraud (1865)

Vois-tu, Giraud? mais quelle affluence! vois-tu comme tous ces yeux noirs brillent, comme toutes ces dents blanches étincellent; vois donc voltiger les mantilles ; entends-tu frémir les éventails. Mais pourquoi toutes ces têtes se penchent-elles à la fois? on dirait une forêt courbée par un vent d'orage! C'est la cuadrilla qui s'avance : la voilà! la voilà!
Les chulos marchent en premier portant au bras leurs capes de soie, puis viennent les espadas, les toreros, puis les picadores à cheval. Les soieries, les rubans, les paillettes jettent à chaque pas de brillants éclairs.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Desbarrolles Adolphe Desbarrolles Deux artistes en Espagne, illustrés par Eugène Giraud (1865)

Deux heures après le navire entra dans le Guada'quivir et prit une allure moins active. Il était temps. Giraud se rapprocha de moi, vint s'asseoir tout pâle sur un banc et prépara ses crayons.
Guadalquivir ! C'est un beau nom, c'est un de ces noms que l'on entend résonner dès l'enfance et qui remplit l'oreille de son harmonie. Guadalquivir !
Les Arabes l'appelaient Ouad-al-Kebir (grande rivière) .
La réalité fait tort aux jeux de l'imagination. Ce ne sont pas des rives ombragées, des collines verdoyantes, c'est un pays nu, aride, brûlé tout à l'entour.
Source : Gallica

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