Eugène-Melchior de Vogüé,
Journées de voyage en Syrie
“ Bientôt les cavaliers excités, penchés sur leurs bêtes affolées, se mêlent, se heurtent, cherchent à s’atteindre au moyen de lourds javelots de bois qui se croisent dans l’air, vont frapper dans le dos les fuyards, ou sont saisis au vol par les adroits combattans, aux applaudissemens bruyans de la galerie. Un nuage de poussière tourbillonne sous les sabots des chevaux et fait pailleter dans la verdure jaunâtre des figuiers de Barbarie les vestes brodées d’or, les mach’las rayés de noir et de blanc, les koufflehs éclatantes et les hautes bottes rouges des cours. ”
