Augustin Chereau, Divertissements hygiéniques (1903)
“ L'été, pas un chat. — Et pourtant, Seul, il faut qu'à la boîte il reste. N'est-ce pas vraiment révoltant ? Il se rase, il s'énerve, il peste ! Tous les autres vont à la mer; Lui, pas. N'est-ce point une honte ? Et, comme un flot de fiel amer, Toute sa rancoeur lui remonte : Levé tôt, couché tard, troublé Dans ses repas, il se sent fondre. Il est vanné, vidé, croulé, Et son pauvre estomac s'effondre ! Les clients, voilà ce qu'ils font !... Ah ! tout ça ne le fait pas rire ! Encor quand les affaires vont... Mais l'été, cré nom ! rien à frire ! ”
