Neurasthénie

Définition et enjeux

Jean Camus Isolement et psychothérapie, traitement de l'hystérie et de la neurasthénie… (1904)

Les variétés cliniques de la neurasthénie ne sont pas si nombreuses qu'on est tenté de le croire. S'il y a une neurasthénie hyperacide, une neurasthénie arthritique, une neurasthénie cérébrale ou cérébrasthénie, une neurasthénie génitale il y a surtout une neurasthénie banale, sans autre qualificatif, et qui est le fond commun et, en quelque sorte, le canevas sur lequel chaque malade brode au gré de sa fantaisie personnelle 2.
Source : Gallica

Joseph-Marie-Alfred Beni-Barde Manuel médical d'hydrothérapie… (1894)

Lorsque la cause de la neurasthénie est d'origine nerveuse, lorsqu'elle est le résultat d'excès, d'excitations violentes ou prolongées du système nerveux, on peut presque dire que plus la maladie a été longue à se produire, plus elle aura de mal à disparaître, l'organisme ayant pris insensiblement une habitude maladive dont il a peine à se débarrasser. La neurasthénie qui succède à une émotion violente, si intense qu'elle soit, disparaît souvent plus facilement qu'un état nerveux moins accentué et moins prononcé comme symptômes, mais qui s'est développé petit à petit.
Source : Gallica

Portrait de Yvonne Sarcey Yvonne Sarcey La Route du bonheur (1909)

Considérez, au contraire, comme elle s'abandonne passionnément à tous les excès. Elle fait tout au train de cent à l'heure ; elle aime avec frénésie et pas longtemps ; elle s'engoue des gens et des choses, puis les rejette et les désiste sans qu'on sache pourquoi ; elle vit dans un frémissement, dans un affolement, dans une trépidation tout à fait funestes à sa santé; elle ne connaît point cette belle harmonie qui règle le monde, et protège de la neurasthénie les êtres qui vivent sous ses douces et puissantes lois. Oui, dit-il avec force, la neurasthénie est une véritable maladie.
Source : Gallica

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