Léon Meunier

Élements biographiques

Léon Meunier,  Histoire de la médecine depuis ses origines jusqu'à nos jours (1924)

“ « La Médecine est un art conjectural qui, dans bien des cas, est trahi non seulement par la théorie, mais encore par la pratique ; en effet, la fièvre, l'appétit, le sommeil n'ont pas une manière d'être invariable. »
La Médication la plus employée de son temps était la saignée.
« Tirer du sang par l'ouverture d'une veine n'est pas chose nouvelle; mais ce qui est nouveau c'est de recourir à la saignée dans presque toutes les maladies. »
”
Source : Gallica

Léon Meunier,  Histoire de la médecine depuis ses origines jusqu'à nos jours (1911)

“ Ces recherches suivies de démonstrations vivantes avaient surtout été entreprises pour prouver que le cœur n'est pas l'organe d'où partent les nerfs, comme le prétendaient Platon, Aristote et les Stoïciens, et que le siège de l'âme ne peut être le cœur, comme l'ont chanté les poètes dans leurs vers et comme Chrysippe l'a avancé dans ses livres de Médecine. Pour lui le cœur est seulement le centre des artères comme le foie est le centre des veines ; le cerveau et la moelle épinière sont les centres des nerfs qui donnent à tout le corps et la vie et le mouvement. ”
Source : Gallica

Léon Meunier,  Histoire de la médecine depuis ses origines jusqu'à nos jours (1924)

“ L'effervescence de la fièvre est due à l'action chimique des humeurs les unes sur les autres.
Il admet une effervescence naturelle du sang qu'il appelle « feu vital ». Quant à la fièvre elle est due à une action chimique soit au sel de lessi ve, soit à l'acide acre, soit à leur mélange, le sel muriatique. La bile pourra agir sur la lymphe à la façon d'un acide sur un sel, ou de l'eau sur la chaux vive.
Il est de ce fait très partisan des remèdes chimiques : teintures, extraits, sels volatils et huileux, l'antimoine « qui affine le corps comme il affine l'or ».
”
Source : Gallica

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