Jean-François Simon, L’écrin disparu
“ « C’est moi, qui ai assassiné Jean ; prévenez la justice et qu’elle me condamne. » Ma mère est morte, je n’ai plus personne au monde, je ne me défendrai pas, prévenez la justice !... Certes Madame Giraldi n’exagérait pas en redisant sur un ton animé, chaque détail de cette scène, à jamais gravée dans sa mémoire ; son imagination en était encore si frappée, qu’en racontant les aveux du jeune homme elle imitait, sans en avoir conscience, l’intonation, les gestes, le regard fixe, la voix assourdie, les doigts crispés dans le vide, enfin le dément qu’était Dupras. ”
