Jean-François Simon

Résumé

Jean-François Simon L’écrin disparu

« C’est moi, qui ai assassiné Jean ; prévenez la justice et qu’elle me condamne. » Ma mère est morte, je n’ai plus personne au monde, je ne me défendrai pas, prévenez la justice !... Certes Madame Giraldi n’exagérait pas en redisant sur un ton animé, chaque détail de cette scène, à jamais gravée dans sa mémoire ; son imagination en était encore si frappée, qu’en racontant les aveux du jeune homme elle imitait, sans en avoir conscience, l’intonation, les gestes, le regard fixe, la voix assourdie, les doigts crispés dans le vide, enfin le dément qu’était Dupras.
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Jean-François Simon L’écrin disparu

Il vient de le quitter, répondît Dupras ; il n’a pas d’espoir ; d’après lui, Monsieur Raimbaud peut encore vivre un jour tout au plus. Dans une heure, nous a-t-il dit, je serai de retour.
Le prêtre s’est approché ; en fixant le malade, il songe à l’âme, qui sous ce visage défait, qu’encadre une chevelure déjà grisonnante, va bientôt s’envoler de sa prison !... Une immense pitié monte de son cœur, en considérant le triste destin qui s’achève là, sans un parent, sans un ami, au milieu d’étrangers.
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Jean-François Simon L’écrin disparu

Ce qui le fatigue surtout, reprit le Vicomte, c’est la longueur de cette vaine enquête, ou plutôt, la quasi-impossibilité de découvrir le coupable.
— Mais, ajouta aussitôt la Marquise, comment peut-on croire à un assassinat !... quand le corps de Jean a été retrouvé au bord de la voie ferrée, que rien ne lui a été volé, ni son argent, ni sa montre, ni la pierre précieuse de son épingle à cravate !...
L’idée d’une vengeance, me paraît tout aussi invraisemblable. Qui aurait voulu faire du mal à un enfant de cet âge qui, paraît-il, était affectueux et d’un caractère charmant ?
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