Résumé

Henri Baraude Sans Dieu ni maître (un ménage communiste… (1937)

Dans l'esprit de Jeanne, toute crainte s'évanouissait. Une joie l'inondait. Elle se sentait allégée d'un poids pesant qui lui écrasait la poitrine. Le malheur conjuré, la vie reprendrait comme avant. Frétoy lui avait conseillé la chose, fourni l'adresse, donné l'argent. Elle n'avait pas discuté le moins du monde avec lui. Les injures du fils, la brutalité du procédé, la vilenie des révélations à Madeleine, rien ne comptait en regard de son ardent amour pour Frétoy. Elle eût tant redouté de le fâcher, en n'acceptant pas d'emblée sa décision ! Il décidait que son fils n'épouserait pas Madeleine.
Source : Gallica

Henri Baraude Sans Dieu ni maître (un ménage communiste… (1937)

Il vous tient par la terreur d'un enfer qu'il a inventé, pour vous faire peur. La religion, c'est l'opium du peuple. Ce poison subtil se glisse, s'infiltre, pénètre dans les veines et les artères, imprègne l'être jusqu'à la moëlle de ses os, envahit le cœur et le cerveau. Il tue toute énergie, endort la volonté. L'enfant qui l'a bu, reste infesté sa vie durant. Resterait-il dix, vingt, cinquante années loin de l'Eglise, il y revient à
la fin de ses jours, et à son lit de mort il fait venir le prêtre, pour se soumettre à ses lois.
Source : Gallica

Henri Baraude Sans Dieu ni maître (un ménage communiste… (1937)

A l'heure actuelle une bourgeoisie se reforme, des possédants, des capitalistes surgissent, la société comporte à nouveau des riches et des pauvres. Le Christ n'a-t-il pas dit : « Vous aurez toujours des pauvres parmi vous ? »
Le communisme donc c'est l'Etat seul possesseur de la richesse, donnant à chacun le logement, les vivres, les plaisirs même, nécessaires à son existence. Comme pour atteindre cet idéal on rencontrera de nombreuses résistances, on les brisera par la force. C'est-à-dire que seront mis à mort tous les possédants, même les plus humbles,
tous les riches, tous les paysans.
Source : Gallica

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