Henri Baraude, Sans Dieu ni maître (un ménage communiste… (1937)
“ Dans l'esprit de Jeanne, toute crainte s'évanouissait. Une joie l'inondait. Elle se sentait allégée d'un poids pesant qui lui écrasait la poitrine. Le malheur conjuré, la vie reprendrait comme avant. Frétoy lui avait conseillé la chose, fourni l'adresse, donné l'argent. Elle n'avait pas discuté le moins du monde avec lui. Les injures du fils, la brutalité du procédé, la vilenie des révélations à Madeleine, rien ne comptait en regard de son ardent amour pour Frétoy. Elle eût tant redouté de le fâcher, en n'acceptant pas d'emblée sa décision ! Il décidait que son fils n'épouserait pas Madeleine. ”
