Édouard Estaunié,
La vie secrète
“ Ensuite une serrure grinça, les murs tremblèrent... C’était la porte d’entrée qui se fermait à la volée : le Pêcheur venait de s’éloigner à tout jamais de ce lieu maudit où pour la première fois la vérité complète l’avait anéanti !Il voulut d’abord courir. Ne devait-il pas aller à l’usine puisque c’était là que Thérèse avait décidé de se rendre ? Mais ses jambes flageolaient ; il tâtonna du pied. L’horizon dansait.— Qu’est-ce que j’ai ? songea-t-il. Vais-je faire comme Lethois ?Loin de l’effrayer ainsi que tout à l’heure, la perspective de la mort lui sembla douce. ”
