Octave Mirbeau,
Sébastien Roch
“ Sébastien n’osa pas la regarder ; il ne voulut point qu’elle l’embrassât, comme jadis. Chaque fois qu’elle s’approchait de lui, il reculait un peu effrayé : « Non, non... il ne faut pas ! » En même temps que les paroles du Père Monsal l’incitant à d’obscures tentations, malgré soi, par la pensée, il dévêtait ce corps chétif, souple et frôleur, y cherchait la place des mystères impurs, les dévoilements de chair défendue et maudite. Aux caresses, aux étonnements de Marguerite, il ne pouvait que répondre : — Non ! non !... Il ne faut pas !... Il repartit sans un regret, les vacances finies. ”

