Louis Chadourne,
L'inquiète adolescence
(1920)
“ L’abbé Fourmeliès se dresse. A travers mes cils embués de larmes, il me paraît gigantesque.— On peut tout, vous m’entendez, tout ce qu’on veut. On se brise, on se déchire, mais on peut.— Pardonnez-moi... Mais Lortal est mon ami, mon meilleur ami. Je donnerais ma vie pour lui. Quel mal y a-t-il à cela ?— Le mal qui s’attache à toutes les affections désordonnées, aussi pures qu’elles soient en apparence.— Ce n’est pas possible, monsieur le Supérieur. Il n’y a pas de mal dans l’amitié. Ici on ne voit que le mal, le mal partout. Mais alors la vie elle-même, c’est le mal. ”
