Gabriel Faure,
Paysages Passionnés
“ Doux parfums, ah! comme je vous reconnais tous! Et comme je m'enivre, ô buis, dans vos allées! J'aime votre odeur forte, cette odeur à la fois amère et sucrée qui évoque pour moi les jardins d'Italie, où, si souvent, je promenai mes rêves et mes espoirs. Ineffable volupté des heures ainsi vécues dans le décor familier, plus douce peut-être encore lorsqu'on songe à l'universel cataclysme, mais que l'on a un peu honte de savourer ainsi. Cependant, terre maternelle, n'ai-je pas été créé pour t'adorer et pour jouir de toi? Je ne serai jamais de ceux qui te meurtrissent sans respect et sans amour. ”
