Résumé

Plaisir du Béarn (1930)

“ Toute son œuvre sera parsemée des cailloux bleus qu'il a ramassés dans le Gave. Son âme se marque, à cette paix des « dimanches de Béarn qui sonnez Vêpres dans le ciel d'or ».
Bientôt, il va être reçu bachelier à Pau. A présent, il découvre Loti et Balzac. Son caractère prend déjà un aspect tourmenté. C'est qu'il rêve de l'infini, en s'accoudant à la terrasse de Pau, ému par « ce vide immense où la joie de vivre se dilate comme un parfum qui jouirait d'être infini ». Il erre tantôt du
côté du pays basque, tantôt dans la montagne.
”
Source : Gallica

Plaisir du Béarn (1930)

“ Le touya donne au pays une tristesse qui séduit les gens du Nord auxquels il rappelle leurs propres collines sous une lumière plus chaude et sous un climat plus doux. Les Gaves lui donnent l'esprit d'une gaîté rapide. Nulle part plus qu'en Béarn les eaux ne sont vivantes. Mais la plus forte originalité de son paysage, le Béarn la tire des vues qu'il prend sur les Pyrénées. Le vent du sud les rend violettes comme si on repassait leur masse d'une grosse éponge chargée d'encre. L'hiver blanchit leurs sommets. L'été les cache sous une brume que le soleil couchant fait tomber. ”
Source : Gallica

Plaisir du Béarn (1930)

“ A la manière d'un Lamartine, d'un Michelet, d'un Racine, d'un Bossuet, d'un Pascal, d'un Dante, son rêve demeure aryen : il lui faut une intelligence de l'univers qui ne diffère pas de l'amour. Pau est mieux qu'un paysage hindou de chaude majesté résignée. Sous le ciel ardent et calme, devant la riche vallée du Gave et la frise olympienne des monts, au sentiment de la nécessité qui enchaîne tous les êtres à l'ordre universel s'en ajoute un autre de sérénité, de douceur, de bonheur que Taine avait entrevu. ”
Source : Gallica

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