Résumé

S. Trébucq Salies de Béarn et ses environs à travers les âges… (1898)

Qu'on aille à Sauveterre, ci Orthez, à Dax, dans les Landes au sol feutré, c'est toujours ce miel, ce calme, cette pénétrante tiédeur qui vous donne l'impression qu'on est guéri de tous ses maux.
Et sur ces routes qui s'allongent bordées de peupliers on irait ainsi toujours, parce que c'est toujours plus grand, plus simple, plus paisible, plus calmant. Magio du climat, magie du paysage qui s'allient dans un charme bienfaisant.
Source : Gallica

S. Trébucq Salies de Béarn et ses environs à travers les âges… (1898)

N'a-t-on pas toujours besoin de se refaire, lorsqu'on revient d'Espagne? Il n'avait rien trouvé à sa rentrée en Vasconie, ni à Saint-Jean-Pied-de-Port, ni à Saint-Palais, ni ci Sauveterre ; et il souffrait la faim avec ses pairs, tandis que les quatre fils Aimongalopaient à Montauban pour lui faire préparer des vivres chez le duc leur père. Mais à Salies dans les maisons autour de la honnt les tables sont chargées de victuailles.
De cochons égorgés la rue était remplie
les saloirs sont vides, les jambons décrochés, c'est partout une délicieuse odeur de boudin fumant et de charcuterie.
Source : Gallica

S. Trébucq Salies de Béarn et ses environs à travers les âges… (1898)

Peu importe d'ailleurs. Notons simplement qu'à une époque très ancienne, Salies, comme le Béarn tout entier, n'était qu'une immense forêt. Les seigneurs du temps, et surtout le brillant Gaston Phébus, aimaient passionnément à chasser l'ours et le sanglier entre Salies et Orthez. Le brillant châtelain de Moncade a certainement joué dans les légendes du XIVe siècle le rôle de Charlemagne dans les épopées des premiers cycles. Le peuple, dans ses constants anachronismes, lui a attribué, avec toutes les prouesses de ses ancêtres et de ses successeurs, l'importante capture du sanglier.
Source : Gallica

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