Bernard Nabonne, Maïténa (1927)
“ Ah ! l’intensité de vie de la douleur. Elle saigne. Elle pleure. Elle provoque l’amour. On recueille l’amour. On panse les plaies d’où sortent les larmes. Il n’y a pas de souffrance sans amour, sous le signe des hommes sains.Qu’elle fût orpheline, veuve ou petite mère en deuil, Pascal, profondément secoué, réfléchissait encore à ce qu’il pourrait faire pour qu’elle ne pleurât plus.« J’irai chez elle. Elle sera toute seule. Je lui dirai tout de suite que je l’aime. Et je l’épouserai ».Il ne pensait plus, dans la naïveté de son cœur, qu’il était déjà marié à Ambrosine et qu’il aimait Maïténa. ”
