Maïténa

Définition et enjeux

Bernard Nabonne,  Maïténa (1927)

“ Pascal se mettait à soupçonner avec angoisse l’existence de chemins de traverse par lesquels la Maïténa Otéguy d’antan était revenue du Pays Basque où il l’avait envoyée. Il commençait à croire que l’incendie lui-même ne détruisait pas le virus du souvenir. Son étonnement était si honnête, si naturel, que Maïténa eut peur d’exagérer l’importance de sa hache.
Une atmosphère voluptueuse l’environnait, depuis l’entrée de Pascal. Un singulier appétit sensuel faisait se dresser ses seins, s’ériger toutes les papilles de sa peau. Son ventre se rentrait.
”
Source : Gutenberg

Bernard Nabonne,  Maïténa (1927)

“ La vie passe comme le gave, disait Ourtic vieillissant.
L’existence de Maïténa était sortie, depuis peu, de cette période immobile où, dans les glaciers, s’élabore le torrent d’Arudy. La nature et la veuve de Virgile avaient été violées en même temps, au mois d’avril, par leurs révélations respectives.
Le cours du roman de Maïténa se chauffait, aujourd’hui, au soleil de juillet. Il y a aussi les rochers contre lesquels on bute pour former une cascade et obtenir son épanouissement.
”
Source : Gutenberg

Bernard Nabonne,  Maïténa (1927)

“ Et son cœur sonnait un tocsin joyeux pour la réunion de ses atomes égaillés.
L’ombre créée par son imagination était devenue un corps. Bientôt, les ténèbres elles-mêmes, les ténèbres de toutes les nuits, se confondirent avec lui, furent lui. Il fut toute la pièce. Le lit et Maïténa gênèrent son développement. Le lit crissa et disparut. Maïténa sans un cri disparut.
Elle fut le corps. Ses bras enveloppèrent une chair jeune sortie du sein de tant de nuits amoureuses. Elle aima l’univers. Et elle cria. Mais son appel n’alla que jusqu’à la colline d’en face.
”
Source : Gutenberg

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