Militona

Définition et enjeux

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier,  Militona (1847)

“ Le chiffon de papier sur lequel Militona prévenait Andrès du danger qu’il courait était tombé de sa poche pendant la lutte, et le vent l’avait emporté bien loin ; ainsi, jusqu’au retour du blessé à la vie, nulle indication ne pouvait mettre la police sur la voie.
Militona raconta qu’elle avait entendu le bruit d’une querelle, puis un homme tomber, et ne dit pas autre chose. Bien qu’elle n’aimât pas Juancho, elle ne l’aurait pas dénoncé pour un crime dont elle était la cause involontaire.
”
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Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier,  Militona (1847)

“ Mais c’est que je t’aime, Militona, de toutes les forces de mon âme, avec toute la fougue de ce sang qui calcine mes veines : c’est que je ne vois que toi au monde, et que la corne d’un taureau m’entrant dans la poitrine ne me ferait pas détourner la tête quand tu souris à un autre homme. Je n’ai pas les manières douces, c’est vrai, car j’ai passé ma jeunesse à lutter corps à corps avec les bêtes farouches ; tous les jours je tue et m’expose à être tué ”
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Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier,  Militona (1847)

“ Mais si je le tue, jamais Militona ne voudra me revoir ; de toute façon elle est perdue pour moi. C’est à en devenir fou ; il n’y a aucun moyen. S’il pouvait mourir naturellement par quelque catastrophe soudaine, un incendie, un écroulement de maison, un tremblement de terre, une peste. Oh ! je n’aurai pas ce bonheur-là. Démons et furies ! Quand je pense que cette âme charmante, ce corps si parfait, ces beaux yeux, ce divin sourire, ce cou rond et souple, cette taille si mince, ce pied d’enfant, tout cela c’est à lui ! Il peut lui prendre la main, et elle ne la retire pas ”
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