H. Riquier-Aldée

Élements biographiques

H. Riquier-Aldée,  Milton, par H. Riquier-Aldée (1839)

“ Quoi! l'homme est impuissant, armé de sa science ! Est-ce donc le secret d'un Dieu dans sa vengeance? A-t-il livré ce monde aux esprits des enfers ? Fouleront-ils aux pieds les lois de l'Univers ? Lemalya-t-il briser leur féconde harmonie? Est-ce donc le hasard, horrible tyrannie, Qui viendra remplacer, par mille jeux cruels, D'un ordre tout divin les bienfaits éternels ? Nature, ton aspect n'est qu'un attrait perfide, Et ton plus doux sourire annonce l'homicide! Il est trop vrai, ce jour, sa suave beauté, Nous apporte la mort, et non la volupté ! ”
Source : Gallica

H. Riquier-Aldée,  Milton, par H. Riquier-Aldée (1839)

“ Ce néant, ces ténèbres, c'est ce que j'aperçois derrière votre beauté, femme sceptique ! Mais comment vous fuir ? Comment vous oublier ? Ce qui nous vient du ciel, descend en nous facilement et vite ainsi qu'un rayon de lumière; mais c'est péniblement, mais c'est avec une douloureuse lenteur que nous le faisons remonter au ciel : tel est l'amour. Faut-il, ô Vittoria, que cette flamme du coeur que vous avez allumée, s'éteigne ou remonte à l'éternel foyer? La terre n'est-elle déjà plus pour moi que l'autel du sacrifice ? ”
Source : Gallica

H. Riquier-Aldée,  Milton, par H. Riquier-Aldée (1839)

“ Elle sera sa vierge épouse, comme elle le serait de Dieu même. Il est vrai que si jamais un homme a pu briller, auprès de là femme, de l'éclat de la divinité, ce fut Milton. Sa parole était lumineuse et semait là vie; elle était surtout puissante par Une onction de tendresse et de sympathie. Il était imprévu, et il semblait inépuisable comme la nature. Habitué à la contemplation dû Ciel, de la terre et des mers, il en avait pris quelque chose de mystérieux et d'infini. O Milton, vous ne pouvez plus être un homme seulement pour Marie. ”
Source : Gallica

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