François-Jules Demange

Élements biographiques

François-Jules Demange Impressions et souvenirs. Avec une lettre-préface de S. É. le cardinal Foulon… (1892)

Ce coeur se multiplie, Pare à tous les besoins ; Il s'immole, il se plie A d'innombrables soins. ... Et l'Ange qu'on supplie N'en demeurait pas moins !
— « Ta volonté soit faite, Ange de mon Jésus !
En tes bras je me jette ! Hélas ! je n'en puis plus ! ... Aussi bien quelle fête Si tous m'étaient rendus ! »
— « Mère ! tu me désarmes ! Ton époux, tes enfants Coûteraient trop de larmes ! Mourir ! il n'est pas temps ! Aux fleurs laissons leurs charmes ! Aux arbres leur printemps ! »
L'ange au ciel se retire : D'un prompt et doux essor, A Jésus il va dire Qu'il n'est pas l'heure encor !
Source : Gallica

François-Jules Demange Impressions et souvenirs. Avec une lettre-préface de S. É. le cardinal Foulon… (1892)

Que l'homme, fils du ciel, n'est point né pour la terre, Qu'ainsi, plaisirs, santé, biens, corps, tout est poussière; Qu'il faut estimer peu ce que rongent les vers, Qu'on doit tenir son coeur plus haut que l'univers; Prêcher enfin, à tous, en paroles de flamme, Dieu, ses dons, sa justice et ce que vaut une âme, Et racontant des cieux l'ineffable beauté, Conquérir des élus à l'immortalité ; Pardonner qui maudit, sauver qui désespère, Etre d'un peuple entier le roi, l'ami, le père, Et toujours plus aimer, plus on se montre ingrat, Oui, Messieurs, quelle gloire et quel apostolat!
Source : Gallica

François-Jules Demange Impressions et souvenirs. Avec une lettre-préface de S. É. le cardinal Foulon… (1892)

Quand on a le coeur pur, l'âme forte et vingt ans, Qu'on cherche, plein de vie, où porter ses élans, Ecouter Dieu qui parle et dans la solitude S'aller nourrir de foi, de prière et d'étude, Dire au siècle, à soi-même, un solennel adieu; Puis, sacré pour jamais l'homme de tous, de Dieu, Parmi de durs labeurs et des larmes fécondes Courir obéissant à travers tous les mondes ; A ceux qu'on nommera les fils de son amour, Prodiguer ses soins, l'or et son sang nuit et jour; Chaque matin pour eux offrir le Dieu victime ; Trembler qu'un seul ne tombe en l'éternel abîme
Source : Gallica

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