Joseph Roux

Élements biographiques

Joseph Roux,  Fleurettes du Bocage vendéen.… (1895-1897)

“ Dans les pleurs, ô Jésus, que de jours et de nuits Jusqu'alors j'ai passés, brisé par les ennuis,
Ennuis de toute sorte !
Que de fois, ô Jésus, ô mon très doux Sauveur, En moi-même j'ai dit, vaincu par la douleur : « Oh ! mon âme, elle est morte !... »
Mon coeur ne battait plus, et cent fois dans le jour, Je m'écriais : « Mon Dieu, je n'ai donc plus d'amour ! »
Alors tout est souffrance !
Car dans une âme, ô Dieu, quand l'amour a cessé, On n'y voit plus la vie, et la mort a passé Emportant l'espérance !...
Alors il n'est plus rien qu'un sombre désespoir...
”
Source : Gallica

Joseph Roux,  Fleurettes du Bocage vendéen.… (1895-1897)

“ Dans une ville bien méchante, Attacheront vos pieds, vos mains, Sur une croix toute sanglante.
Un saint vieillard me l'a prédit, En poussant une plainte amère ;
Écoute, femme, m'a-t-il dit :
Un jour, ton fils... ô pauvre mère!
Non, non, dormez, enfant si doux, Caché sous l'aile de vos anges,
Dormez blotti sur mes genoux,
Pendant qu'ils chantent vos louanges.
Le bon vieillard, dans un soupir,
Reprit enfin : Oui, pauvre mère, Un jour, tu le verras mourir Là-bas, au sommet du Calvaire.
Se pourrait-il, ô juste ciel!
Que ce Jésus, lui que j'embrasse,
Souffre un trépas aussi cruel ?
”
Source : Gallica

Joseph Roux,  Souvenirs du bocage vendéen (1898)

“ Par l'avenir, un jour, qui saura vos exploits :
On vous appellera des assassins de femmes,
Des tueurs de vieillards, d'enfants, au fond des bois.
Pour vous, chrétiens, tombés pour la plus sainte cause,
Rayonne à votre front la couronne d'honneur,
On baisera la terre où votre corps repose,
De vous on apprendra comment doit battre un coeur.
Si nous voulons aimer le Christ et la patrie,
Nous prêterons l'oreille à vos derniers soupirs;
Vos tombes nous diront votre mort, votre vie,
Car vous êtes héros, et vous êtes martyrs!
Charette
Dans les murs, hors des murs, tout parle de sa gloire.
”
Source : Gallica

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