Joseph Roux, Souvenirs du bocage vendéen (1898)
“ Des cris de mort et de fureur Tombaient de leur bouche sauvage : « Sous le fer sont tombés les rois ; Le peuple ne veut plus de maîtres; Détruisons le Christ et sa croix, Et jusqu'au dernier de ses prêtres. A nous il faut du sang, du sang! Du sang, pour assouvir nos haines ! Et notre glaive tout-puissant Saura briser nos lourdes chaînes. » Une femme, un monstre inhumain, Le coeur rongé par la colère, A ces soldats tendit la main : « Des brigands je sais le repaire, Dit-elle, allons jeter au feu Toute la race fanatique, Qui veut encore admettre un Dieu Et blasphémer la République. » ”
