Henri Corgeron, La guerre d'Italie : campagne 1859… (1864)
“ A la rapidité de semblables guerriers, Plus d'un hongrois ce jour regretta ses foyers : Le fougueux escadron dans l'ardeur qui l'entraine, Se précipite dans la trop vaste plaine. A l'aspect du trépas qui plane autour de tous, L'effroi pour un moment fit place à son courroux. Trois fois il s'en indigne et trois fois il balance, S'il doit marcher encore aux rivaux de la France ! Quand vers lui, tout à coup, mille canons sanglants, Lancent de tous côtés la mort ou les tourments : L'enfer, s'il s'entrouvrait, vomirait moins de flammes, Aux lueurs de la foudre, on voit briller les lames. ”
