Résumé

Henri Corgeron La guerre d'Italie : campagne 1859… (1864)

A la rapidité de semblables guerriers, Plus d'un hongrois ce jour regretta ses foyers : Le fougueux escadron dans l'ardeur qui l'entraine, Se précipite dans la trop vaste plaine.
A l'aspect du trépas qui plane autour de tous, L'effroi pour un moment fit place à son courroux.
Trois fois il s'en indigne et trois fois il balance, S'il doit marcher encore aux rivaux de la France !
Quand vers lui, tout à coup, mille canons sanglants, Lancent de tous côtés la mort ou les tourments : L'enfer, s'il s'entrouvrait, vomirait moins de flammes, Aux lueurs de la foudre, on voit briller les lames.
Source : Gallica

Henri Corgeron La guerre d'Italie : campagne 1859… (1864)

Telle est l'auguste élite et l'escadron nouveau, Qui sur les Autrichiens, serrés sous leur drapeau, Beaux de gloire et d'honneur, comme un foudre s'élance, Emportés par l'ardeur, aux cris de France! France!.
Avant eux, avec eux. s'élancent la terreur, La désolation, et le trouble et l'erreur , Dans sa course portant et l'effroi, et la rage, Et la peur du trépas, et la soif du carnage ; Il n'est plus de salut pour l'Autrichien altier, Que la rapidité de son léger coursier ; Jamais tigre sorti de son antre sauvage, Dans un faible troupeau ne fit un tel ravage.
Source : Gallica

Henri Corgeron La guerre d'Italie : campagne 1859… (1864)

Si l'ordre du destin Ne lui prescrivait pas d'annoncer le matin, Loin de ces champs de morts, plaines jadis fécondes, Elle n'eut point ce jour sorti du sein des ondes.
Mais la nuit prend la fuite, à ses premiers rayons, Le Français, l'Autrichien, serrent leurs bataillons, Et Bellone applaudit à leur transport sublime.
Le combat se dispose, il s'engage, il s'anime; Longtemps un feu nourri par les meilleurs soldats, Dans les rangs au hazard promène le trépas La victoire incertaine, à leur valeur commune, Egalement entre eux, balançais la fortune
Source : Gallica

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