Henry de Busseroux

Résumé

Henry de Busseroux Gloire anonyme (esquisses de guerre… (1918)

Que la lumière blonde D'un soleil bienfaisant, De sa chaleur féconde Mûrisse le froment!
Quand sur les blés la grêle a dépensé sa rage, Et la fureur du vent dévasté le verger, Une ultime rafale en emportant l'orage, Fait voir au laboureur tout son bien dévasté.
Un instant, accablé par la fortune adverse, Il maudit le destin, puis prenant l'aiguillon Attelle ses bœufs roux mugissants à la herse, Et de son pas pesant retourne à son sillon!
Ainsi pour nos soldats, après trois ans de gloire, En mil neuf cent dix-sept s'annonçait la victoire, Et l'espoir renaissait de revoir son foyer, Oh!
Source : Gallica

Henry de Busseroux Gloire anonyme (esquisses de guerre… (1918)

Tu tiendras à Verdun sous l'étreinte brutale Où le drapeau français parfois, dans la rafale, Semble être submergé, mais déchiré, haché, En lambeaux maculés, toujours s'est détaché Flottant au vent lorrain sur un ciel de victoire; Veille, petit soldat, sous un dôme de gloire!
Veille, petit soldat, libre un peuple géant Se lève frémissant par delà l'Océan, Sûre de ton bon droit par esprit de justice L'Amérique, à son tour, vient d'entrer dans la lice.
Source : Gallica

Henry de Busseroux Gloire anonyme (esquisses de guerre… (1918)

Tu n'auras pas, comme elle, entendu les rafales, Les plaintes des blessés, le sifflement des balles, Les râles des mourants,
Mais aussi ces accents de musique française En Alsace, bien haut clamant la Marseillaise, En des chants délirants.
Nos femmes au pays dédieront leur souffrance, Et fières de pleurer, se diront : « Pour la France « Sont tombés nos héros! »
Mais les tiennes, Strasbourg, sur les pieux mausolées Ne pourront que prier et, mères désolées, Offrir à Dieu leurs maux.
Source : Gallica

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