Résumé

Marie Noël Poésies et chansons de la guerre (1918)

Le Français méprisant sa poussée formidable, Et faisant reculer la race détestable, Par son héroïsme ! Quelle grossière erreur, Est tienne, lourd teuton, d'avoir cru que la peur Éclaircirait nos rangs ! Aux jeunes fils des Gaules, La mort importe peu, car nous aimons nos rôles !
Et nous ne craignons rien, s'il nous reste l'honneur Auquel nous sacrifions, même notre bonheur !
Oui, pour notre patrie, nous donnons notre vie, La Patrie ! mot divin, dont notre âme est pétrie, Idéal sublime où l'union apparaît ; Plus de divisions, on n'est plus qu'un Français !
Source : Gallica

Marie Noël Poésies et chansons de la guerre (1918)

De mon être brûlant d'ardente émotion Et jusqu'au sacrifice ultime préparée, La flamme jaillissant de mon âme épurée, Ma jeunesse et mon luth, je voulus consacrer A célébrer ta gloire et même à te venger !
Ton parfum, ô France bien-aimée, créa/le brave A l'instar du soleil, dont l'haleine suave Anime la nature, engendre la moisson, Ah ! la semence est bonne, elle est à l'unisson, De ce que prodigue ta terre généreuse, Les morts glorieuses sont légion, si nombreuses, Que ce serait folie de vouloir les compter Et pourquoi ce réveil, faisant tête au danger ?
Source : Gallica

Marie Noël Poésies et chansons de la guerre (1918)

Oh ! glorieuses voix, qui demandez vengeance, Contre vos vils bourreaux, contre vos assassins, Que de fois, vous entend-je ! Oh ! Voix de notre France, Lancinante élégie ! OEuvre inique des Huns !
Et si mon âme seule, en vibrant s'échevèle, Dans l'harmonie mystique où flottent les esprits !
C'est qu'elle se ronge. L'âme sœur viendra-t-elle ?
Un monstre a immolé. mes parents, mes amis !
Et seule, ma pauvre âme, attend toujours l'aurore, Du jour libérateur, du jour trois fois béni, Ou planant dans la joie, elle verra s'éclore, La paix du genre humain, dans le clair infini.
Source : Gallica

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