Marie Noël, Poésies et chansons de la guerre (1918)
“ Le Français méprisant sa poussée formidable, Et faisant reculer la race détestable, Par son héroïsme ! Quelle grossière erreur, Est tienne, lourd teuton, d'avoir cru que la peur Éclaircirait nos rangs ! Aux jeunes fils des Gaules, La mort importe peu, car nous aimons nos rôles ! Et nous ne craignons rien, s'il nous reste l'honneur Auquel nous sacrifions, même notre bonheur ! Oui, pour notre patrie, nous donnons notre vie, La Patrie ! mot divin, dont notre âme est pétrie, Idéal sublime où l'union apparaît ; Plus de divisions, on n'est plus qu'un Français ! ”
