Résumé

Portrait de Paul Archambault Paul Archambault Péguy : la patrie charnelle et la cité de Dieu (1940)

Dans les plis de ce drapeau, des biens et des valeurs restent abrités, que nous comptons toujours parmi nos essentielles raisons de vivre et de mourir : le foyer, la justice, la patrie, la culture, la liberté, la charité, l'espérance, l'honneur, l'héroïsme.
Cet objectif même du désarmement général et de la paix organisée, cet objectif lointain que crurent trop tôt atteindre nos mains maladroites, s'il nous a bien fallu l'ajourner, rien ne nous impose d'y renoncer : plus d'un d'entre nous pense même qu'une nouvelle épreuve fournira une nouvelle et sans doute meilleure occasion de le réaliser.
Source : Gallica

Portrait de Paul Archambault Paul Archambault Péguy : la patrie charnelle et la cité de Dieu (1940)

C'est comme s'il y avait, dans la création des âmes perdues, de la souffrance à jamais inutile, à jamais perdue. Comme si tout le monde en était inévitablement complice. Comme s'il n'y pouvait rien lui-même, Celui dont c'est la fonction, l'office de sauver : Jésus le Sauveur.
Cette angoisse de Jeanne, il faut l'accueillir. Loin de la fermer ou de l'insensibiliser artificiellement, il faut laisser couler la blessure. Fi de l'amour qui n'ose pas regarder les plaies du prochain ! Fi du courage qui ne peut soutenir la pensée consciente du danger !
Source : Gallica

Portrait de Paul Archambault Paul Archambault Péguy : la patrie charnelle et la cité de Dieu (1940)

Ce n'est pas qu'elle ignore, cette espérance-là, la dureté de la vie, l'insensibilité de l'univers, la malice et la lâcheté des hommes, la cruauté des événements, et les troubles aussi de notre propre cœur.
Mais il y a en elle une force, une nouveauté, une fraîcheur, une jeunesse, un élan, un départ,
une naissance perpétuelle qui lui fait braver la lassitude, aller, marcher, revenir, recommencer vingt fois la même chose, refaire vingt fois le même chemin.
Source : Gallica

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