Victor Diligent, Revue des Deux Mondes
“ Partout le vent effrange et creuse, blanche ou noire, la fumée des éclatements. Les obus grêlent. La mort jalonne son champ. La terre bondit en gerbes comme la vague sur un récif. Plus de tranchées. Il faut s’accrocher, s’incruster à la glèbe déjà avide de votre sang... Des bois qui furent soumis à ces chocs insensés, il ne reste que des troncs décharnés. Mais où les arbres même n’ont pu demeurer, les soldats demeurent... Ils attendent l’assaut... Ils attendent la mort... Qu’elle est lente à venir, la mort libératrice, la désirable mort !... ”
