Résumé

Quelques vers sur la France héroïque… (1916)

Le grand Turpin fait le geste sublime Qui doit laisser les païens interdits, Qui fait monter l'âme jusqu'à la cime De l'héroïsme et jusqu'au paradis.
Et notre mort agrandit douce France, Et Charlemagne a vengé tous ses preux.
Notre courage avec notre souffrance Rendit nos fils plus fiers et plus heureux!
Par l'ennemi, belle France frappée, Ne voulant pas mourir de male mort, Tu redeviens la terre d'épopée Dont tous les fils, d'un magnifique effort,
Se sont dressés sur la roche et la plaine.
Mais je les vois, ces soldats généreux, Battant leur coulpe en reprenant haleine.
Source : Gallica

Quelques vers sur la France héroïque… (1916)

« Sœur, je suis guéri, donne-moi mes armes, Ce n'est plus le temps de se reposer ; L'Allemand vainqueur répand des alarmes : Le Seigneur aidant, on peut l'écraser.
— Mais ton front ! » reprend la sœur inquiète ; « Ah ! tu n'irais pas, frère, jusqu'au bout !
— Un soldat français, n'eût-il plus de tête, Quand l'ennemi vient doit être debout! »
Le brave partit. Hélas ! la défaite, Ce je ne sais quoi qui brise l'espoir Ont bientôt rouvert la blessure faire !
Source : Gallica

Quelques vers sur la France héroïque… (1916)

Un détachement défend son fortin,, Ainsi qu'un lambeau, de cette patrie Qu'on aime encor plus en pays lointain.
Pour vider d'un coup les vieilles querelles., Voir les ennemis au loin dispersés, Au pied des remparts et sur les tourelles., Tout le monde est là, même les blessés.
Les plus forts soldats et Les plus habiles Du corps principal protègent les flancs, Et l'on va lutter contre Les Kabyles Qu'on voit accourir sous leurs burnous blancs.
Mais la sœur aînée avec un sourire : On est avec toi brave en vérité, Les blessé au feu marchent sans rien dire, Et j'aperçois même un décapité
Source : Gallica

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