Résumé

Châtiment. Actualité en plusieurs tableaux… (1871)

Partout vous avez déconsidéré l'autorité et le commandement, et ce qui nous étonne, c'est que la foule de généraux que vous avez traités de lâches, de traîtres et d'incapables ne se lève pas pour vous confondre à son tour.
Ah ! il ne suffit pas pour diriger la guerre d'être jeune et présomptueux ! Il ne suffit pas pour être la justice d'être vieux et léger ! Il ne suffit pas pour être grand diplomate de jurer que la France ne livrera ni un pouce de son territoire ni une pierre de ses forteresses.
Source : Gallica

Châtiment. Actualité en plusieurs tableaux… (1871)

Il faut l'accomplir, toujours, coûte que coûte ; c'est pour ne l'avoir pas fait que la France se tord dans les convulsions de la guerre étrangère; c'est pour ne l'avoir pas fait que la guerre civile menace de vous faire tressaillir dans votre tombe, heureux de n'en pas être les témoins. Le devoir seul sauvera la France ; et, si nous avons à pleurer, pleurons sur ceux qui ne feront pas leur devoir. Pleurons aussi sur la France qui est coupable et qui ne veut pas se frapper la poitrine
Source : Gallica

Châtiment. Actualité en plusieurs tableaux… (1871)

Guillaume. — Eh bien, cher chancelier comte de Bismark, la guerre est donc déclarée ! Que la responsabilité retombe sur ceux qui nous provoquent. N'avez-vous pas eu quelque scrupule? car Dieu réprouve l'effusion du sang. Pour moi, je m'en lave les mains. — Ah ça, quelle est l'opinion en France ? que dit le pays ? Vous savez que je lis peu les journaux.
Bismark. — Gracieuse Majesté, en France, l'opposition, quoique en grande minorité, fait peur à la majorité et au gouvernement, qui a réclamé une augmentation de ressources pour le budget de la guerre.
Source : Gallica

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