Résumé

Portrait de Jean-Marie Suchet Jean-Marie Suchet Souvenirs du petit séminaire d'Ornans… (1871)

Elles nous ont fait entrer de bonne heure dans les pensées graves, qu'on oublie facilement quand on ne les voit que dans les livres, mais qu'on se rappelle toujours quand la leçon est donnée par les événements. Nous avons vu notre armée en déroute; nous avons vu l'étranger s'asseoir au foyer de nos pères, et nous nous sommes dit que la guerre est une horrible folie, et que les grands coupables sont ceux qui attirent de semblables malheurs sur les peuples.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Marie Suchet Jean-Marie Suchet Souvenirs du petit séminaire d'Ornans… (1871)

Les vacances du séminaire touchent à leur terme. M. le supérieur informe les parents que la rentrée se fera régulièrement le 3 novembre. Plusieurs professeurs habitent des communes menacées par l'invasion. « On s'attend, écrit l'un d'eux, à voir l'ennemi d'un instant à l'autre. Nos villages sont remplis de mobiles, et la vue de leur discipline et de leur armement n'a pas contribué à augmenter la confiance ; humainement parlant, nous sommes perdus. Dans de pareilles circonstances notre rentrée me paraît bien compromise. » Les parents des élèves ne semblent guère plus rassurés.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Marie Suchet Jean-Marie Suchet Souvenirs du petit séminaire d'Ornans… (1871)

Mais, dans ce jour de fête, nous donnons pour un instant une libre effusion à notre joie. Elevant nos cœurs vers le ciel, nous nous adressons à votre glorieux patron, aimable apôtre de la paix et de la charité, et nous lui demandons qu'il veille sur cette famille dont vous êtes le père par le dévouement et par le cœur, et qu'il lui assure, à l'ombre de votre sollicitude, des jours de calme et de bonheur.
Source : Gallica

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