Résumé

A. Garnier Le Lycée du Mans pendant la guerre contre la Prusse… (1872)

Tant qu'il n'y aura pas de tribunal international, tant qu'un ministre pourra, d'un cœur léger, exposer sa patrie à la ruine et à la désolation, la guerre existera et sera, de tous les fléaux, le plus terrible.
Quelque convention que l'on établisse, après la bataille le vaincu sera à la merci du vainqueur ; mais de même qu'aujourd'hui on ne massacre pas les prisonniers, on ne refusera pas les secours aux blessés. Il n'est pas nécessaire pour cela d'une convention qui les fasse respecter et qui abrite, sous le manteau de la neutralité, tout un personnel qui en pourrait trop facilement sortir.
Source : Gallica

A. Garnier Le Lycée du Mans pendant la guerre contre la Prusse… (1872)

Vous savez dans quelles conditions a été établie l'ambulance du Lycée ; vous savez comment les malades y sont soignés, malgré le peu de personnel dont nous pouvons disposer ; vous savez aussi que chacun, dans la maison, cherche, autant que possible, à être agréable et utile à tous les pauvres jeunes gens qui nous arrivent, et qui (je suis autorisé à le dire) semblent emporter de nous le meilleur souvenir. C'est encore poussé par le désir de leur rendre service, que M. l'Econome m'a chargé hier d'aller à l'Intendance.
Source : Gallica

A. Garnier Le Lycée du Mans pendant la guerre contre la Prusse… (1872)

Nous n'eussions pas eu ce spectacle de malheureux soldats, errant dans les rues, frappant à toutes les portes avec la lettre d'ambulance du chirurgien de leur régiment, et repoussés partout, réduits à se coucher sur les trottoirs. Qu'on n'accuse pas pour cela d'inhumanité ceux qui n'acceptaient pas tous ces malades, car ce qu'on pourrait justement reprocher aux ambulances privées, c'est qu'elles devenaient pour le soldat un asile où il trouvait trop vite l'oubli de son régiment.
Source : Gallica

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