Jules Claretie,
La France envahie (juillet à septembre 1870…
(1871)
“ Saarbrück est là, sous nos yeux, à nos pieds. Les balles des tirailleurs ennemis logés dans les maisons viennent siffler à nos oreilles ou émietter les épaulements derrière lesquels s'abritent nos sentinelles. « Ce sont des francs tireurs, nous disent les soldats. » L'armée a abandonné la ville; elle s'est retirée, sans doute vers Saarlouis, par cette route qui grimpe audessus de la ville, par les bois. Dans le fond de terrain où elle est placée, la ville de Saarbrück apparaît, avec ses maisons vert-pomme, bleues ou jaunes, découpées comme des cartonnages. Les logis sont muets. ”
