Erckmann-Chatrian, Contes et romans populaires (1862)
“ Blitz raclait, raclait toujours son invocation à tour de bras ; la ride qui contournait sa joue gauche se creusait de plus en plus, la sueur perlait sur ses tempes. Le maître de poste remplit de nouveau nos verres, et me dit d'un accent sourd, impérieux : « A votre santé ! — A la vôtre, monsieur Mutz ! » répondis-je en tremblant. Tout à coup, l'enfant dans son berceau se prit à vagir, et Blitz, par une ironie diabolique, l'accompagna de notes aigres en criant : « C'est l'hymne de la vie... hé! hé! hé! Bien des fois le petit Nickel le chantera jusqu'à ce qu'il soit chauve... hé! hé! hé! » ”
