J.-H. Rosny aîné,
La Mort de la Terre - Contes
“ Gredel la contemplait, descendant vers l’ouest, descendant vers la France. Ce soir-là, elle semblait plus bleue, petite prunelle de l’infini devant laquelle rêvaient déjà les pâtres de Chaldée et les âpres nabis de Yerouschalaïm !... Il n’y avait pas de lune. La lueur des astres tombait comme une poudre de saphir ; le vaste silence semblait grandir de seconde en seconde ; et Gredel, sa face pâle levée dans les ténèbres, avait l’illusion de vivre en plein ciel... Brusquement, elle vit quelque chose de pâle qui planait au-dessus des collines. ”
