Résumé

Erckmann-Chatrian,  Confidences d'un joueur de clarinette…

“ « Yéri, as-tu du mal ?
—Non, monsieur Stavolo, non, grâce à Dieu, répondit Yéri-Hans en regardant Margrédel de ses yeux flamboyants, non, je ne me suis jamais mieux porté. Mais à vous la palme, maître Conrad, vous m’avez vaincu ! »
Il s’essuyait le pantalon en disant ces choses.
L’oncle, transporté d’enthousiasme, s’écria.
« Yéri, tu es l’homme le plus fort au collet
que je connaisse ; moi, je suis le plus fort à bras-le-corps, c’est vrai ; mais pas de rancune, embrassons-nous !
—Je veux bien, » dit le canonnier en regardant toujours Margrédel.
”
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Erckmann-Chatrian,  Confidences d'un joueur de clarinette…

“ Le restant des convives s’éveilla stupéfait, épouvanté, comme ceux du festin de Balthazar.
Grédel accourut en criant :.
Sébaldus ! Sébaldus ! qu’as-tu ? — Ne me touche pas ! ne me touche pas ! gémissait le pauvre homme ; quand on me touche, c’est comme si je recevais mille coups de bâton. Ah ! Dieu du ciel, dire que je ne peux plus bouger ni bras ni jambes ; il faudra maintenant qu’on m’aide à boire... Ah ! Seigneur... Encore, si j’étais sûr d’en réchapper... Grédel, Grédel, cours vite chez le docteur Eselskopf... qu’il vienne tout de suite. Ah ! brigand de capucin, moi qui t’ai nourri...
”
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Erckmann-Chatrian,  Confidences d'un joueur de clarinette…

“ Johannes, depuis son entrevue avec Trievel Rasimus, avait roulé dans son âme de terribles arguments contre le dieu Soleil. Il voulait terrasser Sébaldus et le forcer de crier grâce ; mais, à la vue de cette antique taverne, témoin de tant d’heureux instants passés le verre en main et le sourire aux lèvres ; à la vue de son vieux compagnon, les bras étendus, la face épanouie ; à la vue de Grédel, de Fridoline, de Christian et de tant d’autres vieux amis attentifs et souriants dans l’ombre, son cœur fut saisi d’une tristesse inexprimable ”
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