Erckmann-Chatrian, Confidences d'un joueur de clarinette…
“ « Yéri, as-tu du mal ? —Non, monsieur Stavolo, non, grâce à Dieu, répondit Yéri-Hans en regardant Margrédel de ses yeux flamboyants, non, je ne me suis jamais mieux porté. Mais à vous la palme, maître Conrad, vous m’avez vaincu ! » Il s’essuyait le pantalon en disant ces choses. L’oncle, transporté d’enthousiasme, s’écria. « Yéri, tu es l’homme le plus fort au collet que je connaisse ; moi, je suis le plus fort à bras-le-corps, c’est vrai ; mais pas de rancune, embrassons-nous ! —Je veux bien, » dit le canonnier en regardant toujours Margrédel. ”
