Erckmann-Chatrian, Madame Thérèse (1925)
“ On ne doit jamais s’inquiéter des autres ; il faut faire ce que le bon cœur nous commande, dit l’oncle. Tous les hommes sont naturellement bons et justes, mais le mauvais exemple les entraîne. »Comme nous causions ainsi, quelques paroles s’entendirent dans l’alcôve ; tout le monde se tut, prêtant l’oreille.« Ceci, mauser, murmura l’oncle, n’est plus la voix du délire, c’est une voix faible, mais naturelle. »Et se levant, il écarta les rideaux. Le mauser et moi nous étions derrière lui, le cou tendu. La femme, bien pâle et bien maigre, semblait dormir ; on l’entendait à peine respirer. ”
