Résumé

Jules Girardin Petits contes alsaciens (15e éd… (1912)

Aussitôt les arbres et les buissons glacés semblèrent s'animer, et l'on vit des moineaux, qui paraissaient d'un gris terreux sur la neige, sauter de branche en branche. Un vieux friquet, plus hardi ou plus gourmand que les autres, se précipita vers la fenêtre et, en se balançant sur ses ailes, se tint, comme une grosse mouche, à deux pieds de la figure de Marien. « Celui-là s'appelle Phalsbourg, » me dit-elle à demivoix. Elle jetait à Phalsbourg des miettes qu'il attrapait au vol, avec la dextérité d'un escamoteur.
Source : Gallica

Jules Girardin Petits contes alsaciens (15e éd… (1912)

Les deux petites bêtes, enchantées d'avoir affaire à quelqu'un qui les comprenait si bien, repartirent d'un bon trot, et Schukraft les suivit en riant. Rebb restait prudemment à l'arrière-garde, de peur que son compagnon ne vînt à lui dire : « J'ai les mains engourdies; à ton tour! »
VI
Quand toute la compagnie fut arrivée sur le plateau de Plenitz, le vent cessa de souffler comme par enchantement.
« Attention, dit Schukraft, en prenant un air avisé, c'est trop beau pour durer. Le vent reprend haleine pour mieux souffler, et je me trompe fort ou bien. »
Source : Gallica

Jules Girardin Petits contes alsaciens (15e éd… (1912)

Moi, je faisais comme les autres : c'est si amusant de voir tomber la neige, quand on est renfermé quelque part, et que l'on commence à s'ennuyer un tout petit peu.
Le poêle ronflait comme un orgue; M. l'instituteur expliquait quelque chose que je ne comprenais pas très bien, parce que je pensais à cette neige qui tombait si dru, et que j'étais en train de me demander si elle fondait en tombant ou si elle restait sur la terre. Tout à coup j'entendis comme le bruit d'une lutte sous la table. Tipfel et Rodier échangeaient des coups de pied.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature