Jules Girardin, La disparition du grand Krause (1880)
“ Mon père ne me dit rien non plus ; mais je crus deviner, à un je ne sais quoi, qu'il n'était pas aussi mécontent que ma mère. On dit que le temps est l'étoffe de la vie ; je le veux bien, mais il faut convenir que c'est une singulière étoffe, et qu'il est bien difficile de la mesurer à l'aune. Comme je continuais à perler et que je passais tous mes moments de loisir avec Strecker et avec la bonne petite Marien, le temps me paraissait très court. Quand je regardais en arrière et quand je pensais que nous ne savions encore rien sur Krause, le temps me paraissait très long. ”
