Krause

Définition et enjeux

Jules Girardin,  La disparition du grand Krause (1880)

“ Plus je regardais, moins je comprenais, j'en avais la migraine. Le lendemain matin, c'est à Krause que je songeai tout d'abord ; et, malgré tous mes efforts, je ne pouvais m'empêcher de penser à lui, même en faisant ma prière.
Tout en m'habillant, je riais de mon rêve : « Quelle sottise! me disais-je; comme si les singes se pêchaient à la ligne! » Mais j'avais beau m'efforcer d'être gai, j'avais le cœur gros en songeant que le pauvre Krause avait été battu en rentrant
à la maison, et qu'il le serait encore en rentrant à l'école.
”
Source : Gallica

Jules Girardin,  La disparition du grand Krause (1880)

“ Bien fâché, mon vieux, mais ce n'est pas notre Krause, à nous. Le nôtre a un chapeau de soie, mais il porte toujours un plumet tricolore avec trois plumes d'autruche, comme un tambourmajor; sa voiture est attelée de quatre chevaux blancs; il porte des bottes à l'écuyère, et je ne l'ai jamais vu fumer que dans une pipe montée en or; n'est-ce pas, Otto? ”
Source : Gallica

Jules Girardin,  La disparition du grand Krause (1880)

“ Je suis toute remuée quand je vois pleurer un homme, surtout un maître homme comme Krause. Il était assis sur un petit banc, du côté des ruches, les coudes sur les
genoux et la tête baissée; ses larmes tombaient par terre comme une pluie d'été.
« Savait-il qu'il pleurait? Je ne le crois pas, car s'il l'avait su, il aurait songé à cacher ses larmes.
Quand je fus tout près de lui, il se leva, et, voyant que je portais une planchette sous mon bras, il me dit en essayant de sourire : « — Bon, voilà de l'ouvrage pour le menuisier; je vais vous arranger cela tout de suite. »
”
Source : Gallica

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