Victor Tissot,
La police secrète prussienne
(1885)
“ Stieber sortit.— Quel malheur, s’écria le vieux savant quand il fut seul, quel malheur d’être au service d’un pays semblable, qui demande à ses agents d’être les aides de ses agents de police ! Depuis Frédéric, tous les diplomates de la Prusse à l’extérieur ne sont que des policiers déguisés, des mouchards, depuis le fier ambassadeur qui espionne le monarque jusqu’au dernier secrétaire qui espionne son chef pour parvenir plus rapidement... Si je refuse la demande de cet individu, il fera un rapport contre moi, il m’accusera d’avoir négligé le service du roi, comme il dit... Ah ! ”
