Louis Guyon, La police dévoilée, depuis la restauration… (1829)
“ Où rencontrer ces conspirateurs, ces victimes que la police devait sacrifier à son infâme désir de paraître utile et nécessaire, et dont elle voulait voir couler le sang pour cimenter son affreux pouvoir ? Emule et rivale de Roberspierre, elle élevait son trône sur des cadavres. Un agent de la police, nommé Scheltein, parcourait les cabarets de la capitale, ce rendez-vous de tous les désoeuvrés qui, échauffés par le vin, tiennent des propos dont ils ignorent la portée ; et c'est là que Pleignier, guidé par sa mauvaise étoile, s'offrit aux regards et à la perfidie de l'agent provocateur. ”
