Rue Saint-Denis

Définition et enjeux

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp,  Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie dans la seconde moitié du XIXe siècle

“ Pendant que l’on attend les retardataires, on peut gagner lestement l’embranchement de la rue Saint-Denis. C’est un vieil égout à sec ; la voûte est de moellons moisis, comme la muraille ; il n’y a ni trottoir ni cunette. Le radier (le lit) est formé de pavés ; on a peine à s’y tenir debout, c’est une ruelle couverte. Lorsque l’on s’échappe de ce caveau pour rentrer dans l’égout Rivoli, c’est comme lorsque l’on sort de la rue de l’École-de-Médecine pour déboucher sur le boulevard Saint-Michel. ”
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Théophile Lavallée,  Histoire de Paris, depuis le temps des gaulois jusqu'en 1850 (1852)

“ Depuis cette époque, depuis les améliorations matérielles qui ont changé la face de Paris pendant le règne de Louis-Philippe, la rue Saint-Denis a subi une sorte de transformation et perdu en partie son caractère spécial. C'est encore la rue la plus commerçante, la plus tumultueuse, la plus assourdissante de Paris; d'un bout à l'autre, on ne voit qu'une foule grouillante, active, affairée, d'innombrables voitures, des magasins encombrés de marchandises ”
Source : Gallica

La ville lumière : anecdotes et documents historiques… (1909)

“ La rue Saint-Denis est une rue extrêmement commerçante, qui nous offre, à côté des meilleurs restaurants tels que Dreher, des maisons capables d'aider les femmes à suivre tous les caprices de la mode telles que Pygmalion et la maison de coiffure Lémery.
Cette maison, qui constitue, en quelque sorte, une véritable attraction, possède rue Saint-Denis un vaste lavatory modem style, installé avec le plus grand confort, où vingt-cinq artistes capillaires rivalisent d'habileté pour satisfaire la nombreuse clientèle qui fréquente l'établissement.
”
Source : Gallica

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