Antoinette Dupin

Résumé

Antoinette Dupin Comment tout finit. Tome 2 (1838)

Rizzio s'élança vers la reine. De ses bras convulsifs, il étreignait la taille de cette princesse, ses yeux roulaient effarés autour de lui ; et la tète perdue, il criait : Grâce ! grâce ! sauvez-moi ! Les cris de la reine se mêlaient aux cris de Rizzio.
– Vous ne le tuerez pas ! je le défends, moi ! Henry, pitié pour Rizzio ! Parlez donc à ces assassins, Mylord, dites-leur donc d'épargner ce misérable, de ne pas l'égorger sous les yeux de votre femme ! S'il est coupable, qu'on le juge : car enfin, c'est un homme !
– N'a-t-il pas une épée ? dit le roi avec un atroce sang-froid.
Source : Gallica

Antoinette Dupin Comment tout finit. Tome 2 (1838)

Il y a dans la vieillesse des heures bien froides, bien lourdes à porter. Et puis il vient un jour où le coeur se lasse des affections généreuses. Quand on ne peut plus s'intéresser qu'à soi, vaut-il la peine de vivre ? Alors, Seymour, c'est l'intelligence qui vous abandonne, c'est la lumière qui se retire de vous.
Ils se prosternèrent hauts et calmes. Les sanglots d'Ellesmère se mêlèrent à l'acte religieux. La reine consola la pauvre affligée.
– Adieu, Seymour, dit enfin Catherine, nous ne devons nous revoir que devant les juges. Là nous serons diffamés ; on mettra notre honneur bien bas.
Source : Gallica

Antoinette Dupin Comment tout finit. Tome 2 (1838)

Que s'inquiète-t-il de l'avenir ? moi, je désire que cet avenir m'oublie.
La comtesse d'Argyle pâlit sous le regard sombre de Marie Stuart.
– Vous êtes reine, Marie, vous vous devez à l'Ecosse. Cet avenir peut être doux. Qui oserait pénétrer les secrets desseins de Dieu ?
– Oh ! répondit la reine, cet avenir s'avance bien effrayant. Une voix qui ne m'a jamais trompée, m'a dit que mes destinées de bonheur s'étaient accomplies en France. La France ! vois-tu, ma soeur, c'est la terre du passé, c'est la douce patrie de
mes affections.
Source : Gallica

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