Jules Beaujoint,
Les Reines galantes, par Jules Beaujoint et A.-M. Dumonteil
(1873)
“ Un murmure s'éleva des rangs des chevaliers qui accompagnaient Duras et un instant couvrit la voix de la reine. Mais Jeanne reprit, d'un ton plus élevé et vibrant de colère : — Ne vous arrêtez pas à l'appareil qui m'entoure. Je suis captive comme femme, mais ma volonté de reine, mais mon droit, sont invincibles. Ne reconnaissez pour votre maître que monseigneur d'Anjou. Vengez-moi du brigand, du traître que vous avez sous les yeux. Ne vous occupez plus de Jeanne que pour la venger... et priez pour son âme !... Vive Louis d'Anjou, roi de Naples, de Provence et de Sicile !... ”
