Résumé

Charles Merki La marquise de Verneuil (Henriette de Balzac d'Entragues… (1912)

Restait la marquise de Verneuil, contre laquelle, en fin de compte, il lui fallait pourtant sévir. Elle habitait alors le faubourg Saint-Germain, où elle était gardée à vue par le chevalier du Guet. Elle ne s'émut pas, d'ailleurs, de ces précautions, et garda son insouciance, son langage moqueur, ses reparties et ses méchancetés. Elle disait qu'elle ne se souciait point de mourir ; au contraire elle le désirait ; mais quand le roi le ferait, on dirait toujours qu'il avait fait mourir sa femme; car c'était elle la reine, avant l'autre, — l'Italienne, — l'intruse !
Source : Gallica

Charles Merki La marquise de Verneuil (Henriette de Balzac d'Entragues… (1912)

Le duc de Guise était des hôtes les plus assidus de Cénamy, et c'était pour Marie d'Entragues qu'il multipliait ses visites, la jeune femme fréquentant assidûment chez le financier. C'était en pure perte toutefois, car la place était prise, et bien gardée, par Bassompierre. Henriette, depuis le nouveau penchant du roi, écoutait avec complaisance les propos galants de quelques seigneurs qui depuis longtemps cherchaient à lui plaire, car elle avait à peine trente ans et était toujours jolie. C'est l'éternel moyen des femmes ; elle aurait voulu faire se rapprocher son amant par jalousie.
Source : Gallica

Charles Merki La marquise de Verneuil (Henriette de Balzac d'Entragues… (1912)

Je crois, écrivait Mme de Verneuil, que vous serez aussi étonné que moi des furies de notre mère, qui semble avoir le vent de ce qui se passe et dont les piques qu'elle a avec M. d'Entragues me font croire que vous lui avez dit quelque chose. C'est à vous d'y mettre ordre et de ne plus vous amuser aux cajoleries du monde, puisque le temps nous surprenant, il ne serait plus à propos d'y remédier. Il faut une retraite solide ; c'est le seul bien de mon être, lequel je connais et où je me veux attacher.
Source : Gallica

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