Résumé

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix Histoire de France depuis les temps les plus reculés jusqu'à la révolution de 1789 (1861)

Elle pria elle-même à haute voix pour la paix de l'Église, pour le roi d'Écosse, son fils, et pour la reine d'Angleterre, se fit bander les yeux, et tendit le cou au bourreau, qui en deux coups sépara la tête du corps.
L'histoire présente peu de morts aussi héroïques. Sans plaintes, sans regrets, sans cette ostentation de courage, marque ordinaire d'une âme qui cherche à s'affermir, Marie cessa de vivre, comme un voyageur quitte un pays qui lui est devenu indifférent : les protestants en firent une criminelle justement punie, et les catholiques une martyre sacrifiée à la religion.
Source : Gallica

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix Histoire de France depuis les temps les plus reculés jusqu'à la révolution de 1789 (1861)

Il ne faut pas croire que son empressement pour les femmes ait toujours à l’effet d’une fougue de tempérament dont il ne pouvait réprimer la pétunées ; c’était quelquefois le besoin d’un tendre épanchement, si nécessaire des âmes sensibles dans certaines circonstances critiques de la vie. Ainsi exprimait le trop fragile monarque sur son amour pour la belle Gabrielle Estrées, qu’il avait faite duchesse de Beaufort : « Je l’appelle auprès de moi, disait-il à Sully, comme une personne confidente, pour lui pouvoir communiquer mes secrets, et sur iceux recevoir une familière et douce consolation.»
Source : Gallica

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix Histoire de France depuis les temps les plus reculés jusqu'à la révolution de 1789 (1861)

Duc, pair, maréchal de France, Biron se voit tout à coup déchu de sa grandeur ; il repasse dans son esprit ses victoires, ses exploits, ses triomphes, compare son ancien éclat à l'état humiliant où il se trouve, à la mort ignominieuse qui l'attend ; il se rappelle ses projets chimériques, leur funeste issue, ses perfides amis qui l'ont précipité dans l'abîme et qui l'abandonnent ; il est forcé de s'avouera lui-même qu'il ne lui fallait qu'un aveu, un mot pour se sauver, et qu'il n'a pas voulu le prononcer.
Source : Gallica

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