“ Rocroy, nom sonore qui semble claironner, à lui seul, toute la jeune gloire de Louis XIV. J’ai vu bien des villes mortes, — elles ne sont pas en France, — mais d’aussi mortes que Rocroy, il n’est pas possible qu’il y en ait, nulle part, dans le monde. Rocroy est plus qu’une ville morte, c’est un cimetière ; plus qu’un cimetière, c’est le cimetière d’un cimetière, si une telle chose peut se concevoir. ”
Rocroy
Définition et enjeux
Rocroy, ville historique du nord de la France, incarne une intersection de destinées militaires et culturelles. Depuis le siège de 1643 jusqu'aux récits littéraires, ce lieu a inspiré des interprétations variées : Octave Mirbeau le perçoit comme un « cimetière d’un cimetière », tandis que Louis-Émile Bougaud souligne son rôle dans l'émergence de la France.
D'Alembert, lui, en fait un symbole de conquête, associant Rocroy à la gloire de la régence. Ces perspectives, mêlant histoire, poésie et réflexion politique, révèlent une richesse qui dépasse le simple cadre géographique, ancrant Rocroy dans un réseau de thèmes comme les combats de Lens ou les personnalités de Condé.
Citations sur “Rocroy”
Charles-Philippe de Chennevières-Pointel,
Les campagnes d'un paysagiste
(1891)
“ Puis, comme type de ville morte, Rocroy est curieux à visiter. Nous engageons surtout les personnes qui ne sont jamais contentes du pays où la destinée les a attachées à y aller passer quarante-huit heures. ”
D' Alembert, Oraisons funèbres de Bossuet,.… (1830)
“ Elle ne savoit pas que le prince qui lui fit perdre tant de ses vieux régiments à la journée de Rocroy en devoit achever les restes dans les plaines de Lens. Ainsi la première victoire fut le gage de beaucoup d'autres. Le prince fléchit le genou, et dans le champ de bataille il rend au Dieu des armées la gloire qu'il lui envoyoit; là on célébra Rocroy délivré, les menaces d'un redoutable ennemi tournées à sa honte, la régence affermie, la France en repos, et un règne, qui devoit être si beau, commencé par un si heureux présage. L'armée commença l'action de grâces; toute la France suivit ”
Achille Didier, Principes de rhétorique et de littérature… (1863)
“ L'orateur n'a plus qu'à intéresser et à toucher par le récit de la vérité, avec plus de passion que l'historien, moins d'imagination que le poëte. Tel est le récit de la bataille de Rocroy, où l'exactitude de l'historien s'allie admirablement à la conviction de l'orateur et à l'enthousiasme du poète, sans les fantaisies du dernier. ”
Jean Marteilhe, La vie aux galères
“ Nous remerciâmes ce bon homme et suivîmes son conseil. Nous arrivâmes le soir au village dont il nous avait parlé. Nous y couchâmes et, le lendemain matin, nous trouvâmes le chemin sur la droite, qu’il nous avait indiqué. Nous le prîmes et laissâmes Rocroy sur notre gauche, mais le bon paysan ne nous avait pas dit que ce chemin nous menait droit à une gorge entre deux montagnes, qui était fort étroite et où il y avait un corps de garde français, qui arrêtait tous les étrangers, qui y passaient sans passeport et les menait en prison, à Rocroy. ”
Louis-Émile Bougaud, Histoire de la bienheureuse Marguerite-Marie et des origines de la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus… (1875)
“ Rocroy, réalisant enfin le rêve si patiemment poursuivi par Henri IV, Louis XIII et Richelieu, arrachait à l'Autriche la prépondérance européenne et la transférait à la France. En même temps on voyait se lever ou achever de se former un chœur de génies : grands hommes d'État et grands hommes de guerre, orateurs, poëtes, prosateurs de premier ordre, dont un seul suffirait à la gloire d'une époque, et dans un tel nombre et une si riche variété, qu'aucune nation, pas même la Grèce en ses plus beaux jours, n'offre rien de comparable. ”
Maurice Renard,
L’Homme truqué
“ Quelqu’un se tenait immobile, bien en vue, arrêté sur la première marche, dans le chatoiement d’une casaque rose à crevés blancs, — quelqu’un qui était comme le tableau du Titien descendu de son cadre, — quelqu’un qui était François Ier en costume de cour, — quelqu’un qui était, à n’en pas douter, M. de Rocroy ! ”
“ En sortant de Rocroy, où, parmi tant de morts, m’étaient revenus tant de souvenirs d’un passé détesté, avec quelle ferveur je me plongeai à nouveau – c’est une image – dans le bain de vos vertus rafraîchissantes et hygiéniques, bons radicaux et radicaux socialistes de notre temps, si paisible et si raffiné !... Avec quelle joie purifiante, avec quelle dévotion consolatrice je me plus à évoquer vos vertueux hauts-de-forme et vos honnêtes habits noirs... ”
Augustin Filon, Gui Patin : sa vie, sa correspondance… (1863)
“ Il n'aime pas mieux la fourberie de Mazarin que la morgue du vainqueur dé Rocroy. Il a besoin de contredire à la fois les hommes et le sort. Il a l'horreur et le mépris des gros bataillons, de la foule ignorante et aveugle; il veut être de la minorité quand même, et ne hait pas être seul de son avis. ”
Paul Laurencin, Crâneries françaises : récits militaires (1893)
“ Sur le champ de bataille de Rocroy, Condé embrassa M. de Gassion, qui avait enfoncé l'aile gauche de l'armée espagnole, en lui disant : « C'est à vous que je dois la victoire. » Ce brave officier, qui avait appris la guerre à l'école de Gustave-Adolphe et guerroyait depuis 1631, fut nommé maréchal de France après Rocroy. - C'était un esprit décidé pour qui le mot impossible ne semblait pas français. - Richelieu, quand on lui opposait les difficultés d'une entreprise, avait coutume de répondre : « Bah ! elles seront levées par Gassion. » ”
“ Nous y arrivâmes par hasard, ou plutôt par erreur, car, malgré Brossette, que son instinct ne trompe jamais, je m’acharnai à croire que le dit chemin cahoteux devait être un raccourci, et, qu’à le prendre, nous économiserions de la route et du temps, pour gagner Fumay. Hélas ! ce fut Rocroy. Mais, je ne regrette rien. Les spectacles agréables ne nous sont pas seuls utiles, et nous avons appris, depuis l’histoire romaine, que rien n’exerce l’esprit, n’élève le cœur, comme de méditer sur des ruines. ”
Henri d'Orléans Aumale,
La journée de Rocroy (19 mai 1643…
(1890)
“ Chacun garde le silence; personne, Gassion luimême, n'ose conseiller la bataille. Le prince reprend la parole. Il démontre que l'opération restreinte ferait courir à l'armée tous les risques de la défaite sans aucune chance de victoire, et que tenter le secours, sans être résolu à livrer bataille, ne mènerait qu'à un désastre. Il faut aller chercher l'ennemi sous la muraille pour lui faire lâcher prise. Au reste, il ne s'agit pas de sauver Rocroy, mais de sauver l'État de France et la couronne du jeune Roi. ”
Victor Cousin,
Madame de Longueville: La Jeunesse de Madame de Longueville
“ Elle n'eut plus qu'à mourir. Condé l'assaillit de toutes parts avec ses escadrons victorieux, avec tout ce qu'il put ramasser d'infanterie et d'artillerie, et il finit, après une mémorable résistance, par la démolir de fond en comble: elle périt presque tout entière à Rocroy. ”
Victor Cousin,
Madame de Longueville: La Jeunesse de Madame de Longueville
(1859)
“ IIe, au n° 22.182, La bataille de Rocroy gagnée par le duc d'Enghien, Paris, 1643, in-4°; 2° ibid., au n° 22,183, Relation de BATAILLE DE ROCROI. 545 de tous points avec celui de Lenet ; mais il est plus ample et plus détaillé : il laisse paraître en une juste mesure la personne du jeune général, et en même temps il relève avec raison tous ceux qui prirent part à cette glorieuse journée. ”
Henri d'Orléans Aumale,
La journée de Rocroy (19 mai 1643…
(1890)
“ La Motte Saint-Cyr lui présente les anciens dragons de Richelieu, que leur nouvel armement a fait nommer fusiliers ; c'est la troupe légère par excellence; elle flanque l'extrémité de notre ligne; il lui manque les cent vingt hommes que Gassion a jetés dans Rocroy. Dans cette cavalerie de la gauche qui achève de se mettre en ordre, les Liégeois du marquis de Beauvau figurent à côté des escadrons français de Guiche, de La Ferté, d'Harcourt, d'autres moins connus et du régiment de Marolles, un des derniers levés et déjà un des meilleurs. ”
Congrès national des sociétés savantes, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes… (1971)
“ Voici ce qu'écrit de Rocroy le chevalier de Montaigu à Le Tellier le 27 août 1645 : « Faisant les passages de cette frontière suivant vos ordres, on a pris deux Espagnols qui estoient prisonniers de la bataille de Rocroy. Ils se sauvent de force et disent n'estre que simples soldats ». ”
Henri d'Orléans Aumale,
La journée de Rocroy (19 mai 1643…
(1890)
“ Le ducd'Anguien met fin à la conférence en donnant, pour le lendemain, l'ordre de marche, l'ordre de bataille et la distribution des commandements. Ses instructions sont complètes et précises; rien n'est omis, et « chacun, dit Sirot dans ses Mémoires, fut mis en pleine possession de ce qu'il devait faire » Le 18 mai, au jour, l'armée prit la direction de Rocroy. La revue d'effectif, passée la veille, avait donné un chiffre de vingt-trois mille combattants, dont quinze à seize mille hommes de pied, six à sept mille cavaliers, soit dix-huit bataillons et trente-deux escadrons. ”
John Money, Souvenirs de la campagne de 1792 (1849)
“ Les hommes étaient tristes et silencieux ; beaucoup d'entre eux abandonnaient leurs corps pour prendre à travers champs ou suivre des petits chemins de traverse; personne n'osait le leur défendre. En un mot chacun cherchait, le plus promptement possible, le cantonnement qu'il devait occuper. Rocroy est une ville assez bien fortifiée (1) . Le (1) Rocroy, place forte de troisième classe, sur uu plateau élevé général Valence renforça son armée d'un régiment de ligne qui s'y trouvait en garnison, et désigna, pour le remplacer dans cette ville, un de nos bataillons de gardes nationaux. ”
Henri d'Orléans Aumale,
La journée de Rocroy (19 mai 1643…
(1890)
“ Ce combat, Melo ne veut pas l'engager encore ; il attendra Beck pour attaquer. Un nouveau retard de quelques heures ne sauvera pas Rocroy ; toutes les issues sont gardées et les Français ne peuvent pas y jeter un homme de plus ; c'est une place perdue pour eux. S'ils osaient prendre l'offensive, l'armée du roi catholique leur ferait payer cher cette audace. Les derniers ordres sont donnés, ils sont sommaires : le mestre-de-camp-général tracera la ligne de bataille en avant du front de bandière et disposera l'infanterie à sa guise ; le général de la cavalerie mettra ses escadrons en ordre ”
Henri d'Orléans Aumale,
La journée de Rocroy (19 mai 1643…
(1890)
“ Ce n'est peut-être qu'une reconnaissance, mais c'est un indice certain, l'ennemi approche. Don Francisco convoque un conseil de guerre et envoie un courrier à Beck : le commandant de l'armée du Luxembourg doit avoir pris Château-Hegnault, qui n'est qu'à huit lieues de Rocroy; peut- être a-t-il déjà dépassé la Meuse ”
Henri d'Orléans Aumale,
La journée de Rocroy (19 mai 1643…
(1890)
“ Tout nuage s'étant évanoui, le duc d'Anguien, après avoir pourvu au logement des troupes et au soin des blessés, sans distinction d'origine, fit son entrée dans Rocroy au son des cloches et au bruit du canon. Le gouverneur, Geoffreville, étant toujours malade et au lit, les clefs furent présentées par le major de place, Pierre Noël, qui avait dirigé la défense. Le prince le com- plimenta et félicita la petite garnison renforcée des bourgeois sous les armes, qui s'étaient vaillamment conduits ”
Victor Cousin,
Madame de Longueville: La Jeunesse de Madame de Longueville
(1859)
“ Il présente Coudé fatigué et vieilli avant l'âge, après la guerre civile. Il faut chercher le vainqueur de Rocroy dans un portrait de Grégoire Huret en tète du Prince illustre, et dans les portraits si vrais et si expressifs de Michel Lasne qui l'a gravé aux divers moments de son héroïque jeunesse. Le petit portrait de Daret de 1652 n'est pas non plus à négliger. Voyez une admirable description de Condé jeune, dans LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE, t. Ier, chap. II. 1. Voyez plus lias, chap. IV, et I'APPENDICE, Bataille de Rocroy, surtout LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE, chap. IV ”
Adolphe Thiers,
Sainte-Hélène
(1862)
“ Frédéric, en les offensant toutes deux par ses propos, et en les faisant ainsi les alliées de Marie-Thérèse, s'attira la terrible guerre de sept ans, où il eut à lutter contre tout le continent, a peine soutenu par l'or de l'Angleterre. C'est dans cette, guerre que l'art prit son grand essor. On a vu Frédéric se battre à Molwitz comme on se battait à Rocroy, à Pharsale, à Arbelles, l'infanterie au centre, la cavalerie sur les ailes. ”
Maximilien de Béthune duc de Sully, Les actes de Sully passés au nom du roi de 1600 à 1610… (1911)
“ Artillerie, et Jaques Gueslard, forgeur d'icelle, ont entreprins remonter en la province de Champagne, par le commandement de Monseigneur le Marquis de Rosny, Grand Maistre de lad. Artillerie et ce pour les prix portés et tirés hors ligne cy après sur chacun article du present estât. Premièrement : Rocroy. — En la ville de Rocroy fault remonter deux Canons, quatre Coulleuvrines, cinq Bastardes, cinq Moyennes et dix Faulcons, pour lesquels remonter a esté accordé assavoir : Pour le bois des affusts et rouages pour monter de neuf lesd. ”
Henri d'Orléans Aumale,
La journée de Rocroy (19 mai 1643…
(1890)
“ Beck aurait-il pu atteindre le champ de bataille en temps utile? Nous le verrons mourir en héros (') et toute sa vie le met à l'abri d'un soupçon de faiblesse; il était, d'ailleurs, animé de la haine des Français; mais, habituellement farouche, ombrageux, il se trouva froissé comme d'autres par la politique du capitaine-général. D'abord désigné pour assiéger Rocroy, il vit Melo charger Isembourg de l'investissement, puis prendre en personne la direction du siège. ”
Henri d'Orléans Aumale,
La journée de Rocroy (19 mai 1643…
(1890)
“ D'une extrémité à l'autre de la ligne espagnole, on mesure un peu plus de '2,000 mètres ; c'est vers sa gauche qu'elle est débordée par l'armée française. Cependant, le capitaine-général, entouré de ses gentilshommes, de ses écuyers et secrétaires, se place près de son aile droite. Il juge que le marais, l'étang, quelques ravins qui les avoisinent, peuvent favoriser une tentative de secours ; il veut y regarder de près; car il incline toujours à croire que tout cet attirail de l'ennemi a pour but de retarder la prise de Rocroy. Ce n'est peutêtre pas un résultat proportionné à l'effort ”
Henri d'Orléans Aumale,
La journée de Rocroy (19 mai 1643…
(1890)
“ DE ROCROY ( I 9 MAI 1643) . Au commencement de 1643, l'Espagne tenait presque tout le Brabant, les Flandres, l'Artois (moins trois places) , le Hainaut (moins une place) et le Luxembourg (en y comprenant Thionville) . La France, outre la Picardie, la Champagne et les Trois-Évêchés, occupait le littoral reconquis jusqu'à Calais, le Boulonnois et le comté de Guines; de ses conquêtes éphémères en Artois, elle gardait Arras, Hesdin et Bapaume; elle avait détaché Landrecies du Hainaut. Si l'on considère la France actuelle, on voit que le roi catho- ”
Paul Lacroix,
Histoire de France depuis les temps les plus reculés jusqu'à la révolution de 1789
(1861)
“ Les ennemis, lui dit-il, quelque grand nombre de troupes qu'ils aient, ne sauraient, dans la saison où nous sommes, penser à aucune autre entreprise qu'à celle de me faire sortir de la province où je suis, n'ayant ni vivres ni moyens pour passer en Lorraine, que je ne sois chassé de l'Alsace. Si je m'en allais de moimême, comme Votre Majesté me l'ordonne, je ferais ce qu'ils auront peut-être de la peine à me faire faire. Quand on a un nombre raisonnable BATAILLE DE ROCROY troupes, on ne quitte pas un pays, encore que l'ennemi en ait bec coup davantage. ”
Rochefort devant les tribunaux… (1868)
“ Et parce que je tourne le dos à ces immondices et que je me mets en face de M. Rochette, il lui sera permis de me répondre, lui, l'imprimeur : « Je suis une machine. » Non, M. Rochette n'est pas une machine ; au moins, ce dernier s'est calomnié; et remarquez qu'il ne se contente pas de dire, comme un homme effrayé, un peu poltron, qu'il ne veut pas se battre; non, il dit qu'il a été en Espagne, qu'il ne se bat qu'à sa manière; il a son duel à lui, le duel au couteau. Figurez-vous Rochefort à ce moment, sa colère si bien placée en présence de cette réponse ”
Georges Musset, La Rochelle et ses ports (1890)
“ C'est Dulaurens, un médecin du roi, son maire, qui se charge de l'attaque, et dans un mémoire com- pendieux, échaffaude la gloire et les avantages de Rochefort, sur l'indignité et l'abaissement de La Rochelle. L'un devient tout, l'autre n'est plus rien. Si le premier sentiment est légitime et d'un bon citoyen pour sa petite patrie, l'autre n'est guère excusabl e; le dénigrement ne l'est jamais. Rochefort est l'œuvre de Louis XIV; c'est une des plus belles villes du royaume; les Rochelais y affluent depuis quelques années ”
Charles Barthélemy, Le Deuxième Empire (1848-1870)… (1889)
“ Rochefort descendit de la tribune et gravit les hauteurs de la gauche. Il ne se distingua guère à la Chambre que par des médiocrités ou des gamineries de rapin ; c'était là son fort. Exemple : M. Forcade de la Roquette, ministre de l'intérieur, avait traité de ridicule le projet de loi de Rochefort sur l'armée ; le député de Paris lui répondit en pleine séance : « Si ridicule que je sois, je ne me suis jamais promené sur une plage avec une aigle sur l'épaule et du lard dans mon chapeau. » C'était une allusion à l'aigle dont le prince Louis-Napoléon s'était muni lors de sa descente à Boulogne. ”
Léopold Delayant,
Histoire des Rochelais racontée à Julien Méneau par son grand-père L. Delayant…
(1870)
“ Hélas ! mon cher, mon bien cher enfant, si tu peux un jour lire dans le passé , deux êtres dignes de tout ton amour t'apprendront tout ce qu'on peut montrer d'amour et de vigueur en portant en son sein une blessure mortelle , ta ville natale et ta mère. Pendant les dernières années du règne de François Ier, l'histoire de la Rochelle n'a rien d'individuel ; elle a seulement sa part des troubles ou des joies du royaume. A la guerre contre l'Espagne vint se joindre la guerre déclarée par l'Angleterre. ”
